Quelles sont les causes du chômage ?

23/11/2010 17:42

 Véritable  fléau du monde moderne, le chômage inquiète, par son ampleur, nombre de Français. Il a certes atteint des niveaux énormes. Différentes théories s’affrontent sur les moyens de le combattre mais, avant toute chose, quelles sont les causes profondes du chômage ?

 

Les causes principales proviennent du domaine économique :

·       Le progrès technique a grandement amélioré la productivité en remplaçant les hommes par des machines. Sur une chaîne de montage automobile par exemple, la plupart des opérations sont désormais automatisées  voire même robotisées et les hommes sont souvent cantonnés au rôle d’assembleur. Certes,  du personnel  souvent hautement qualifié doit concevoir et entretenir ces machines mais le nombre d’emplois créé dans ce domaine est largement inférieur à celui supprimé au niveau des faibles qualifications.

 

·       Le ralentissement de la croissance entraîne aussi une augmentation du chômage .En effet, si la demande et la consommation des ménages augmente moins vite, il n’est plus nécessaire de produire autant car l’offre est largement suffisante par rapport à la demande.

Dans ce contexte de ralentissement de l’activité économique, les entreprises sont tentées de licencier : en effet, les carnets de commande des entreprises ne sont guère fournis et elles font face à une concurrence très vive. Par conséquent, elles procèdent à des licenciements souvent massifs.

 

·       Les entrepreneurs sont aussi fortement tentés par une délocalisation de leur entreprise. Ce phénomène prend une ampleur considérable et provoque, depuis plusieurs années, une augmentation sensible du chômage. Les entreprises qui ont recours à ces délocalisations ne sont pas toujours dans une situation financière délicate, mais, par contre elles sont attirées par des niveaux de salaire extrêmement faibles en Asie du Sud-est (Taiwan, Chine) ou dans les ex Pays de l’Est. De telles actions ont fragilisé des secteurs entiers de l’économie comme le textile, l’habillement ou le jouet.

Les tee-shirts Nike ou Adidas que vous portez ou la voiture Logan dans laquelle vos parents roulent ont été très souvent produits bien loin de la métropole et entraîné ou accéléré la fermeture de nombreux sites en Europe Occidentale. La délocalisation ne concerne pas seulement le secteur industriel mais aussi le secteur tertiaire comme les plates-formes d’appel téléphonique implantées dans les pays du Maghreb.

Il existe aussi, selon moi, une autre sorte de cause du chômage liée à l’évolution de la démographie et des mentalités (Il me semblerait qu’elles joueraient un rôle moins important dans l’augmentation du chômage) :

·       La  démographie joue un rôle important dans l’évolution du chômage : la France a connu après la guerre et jusque dans les années 1960, une recrudescence de la natalité : le fameux baby-boom. Quand les jeunes issus de ces classes d’âge se sont retrouvés sur le marché du travail dans les années 80, ils ont constitué également une augmentation du nombre d’actifs potentiels et on ne peut pas pourvoir tout le monde d’un emploi.

A  partir des années 2000, les jeunes se  retrouvant pour la première fois sur le marché  du travail ont diminué à cause de la baisse de la natalité. Les départs ont même été supérieurs aux arrivées sur le marché du travail. Le facteur démographique n’entrait donc plus en compte. 

Toutefois, le chômage m’apparaît aussi  résulter d’un problème plus profond : une mauvaise adaptation entre l’offre et la demande. Situation paradoxale en période de chômage élevé ; de nombreuses offres d’emploi ne trouvent pas preneur. Toutes ces offres correspondent  à des métiers manuels couvrant des secteurs d’activité allant de la maçonnerie à la boucherie en passant par la charpente. Le travail manuel a subi depuis des années une dévalorisation énorme et ces filières manquent cruellement de main-d’œuvre. Pourtant, toute la population ne possédé pas ni le goût ni les capacités pour exercer un métier plus«  intellectuel«. Dans ce domaine, il faudrait revoir sensiblement les mentalités de nombreux parents d’élèves et  le  système éducatif.

Réformer les mentalités représente un travail de longue haleine mais afin que nos jeunes se dirigent de nouveau vers le secteur manuel, il faudrait par exemple faire intervenir dans les classes des professionnels de ces secteurs (un peintre, un boulanger par exemple) présentant leurs métiers et les satisfactions qu’ils leur procurent.

Il serait aussi nécessaire de promouvoir et de renforcer l’apprentissage afin qu’un jeune puisse suivre sa scolarité et se former parallèlement sur un plan pratique.  

 Valentin Dichiara, Jean-François Déchêne, 2nd5

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